Arthur revient sur sa nouvelle carrière artistique et son arrêt de la télé
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Arthur revient sur sa disparition progessive du petit écran, ses envies dans une interview donnée aux lecteurs du Parisien (ITW coordonnée par Alain Grasset et Marc Pellerin), en voici un extrait :
Allez-vous arrêter la television ?
D’abord, j’ai arrêté l’an dernier la radio parce que mon médecin me l’a demandé. J’en faisais trop : je faisais une émission de 16 heures à 18 heures à la radio en direct. Puis une moto m’emmenait ensuite pour enregistrer une télévision - « les Boîtes » -de 19 heures à 2 heures, du lundi au jeudi.Dès le jeudi soir, je partais jouer mon spectacle, le vendredi, le samedi, le dimanche. Et le lundi, je faisais « les Enfants de la télé »… Je devenais irascible, exécrable, méchant avec mes équipes. C’est clair que, dans les dix prochaines années, je vais faire moins de télévision. Je me pose la question de limiter le nombre de « Boîtes » : j’en ai fait plus de cinq cents. J’ai aussi l’impression de me répéter et dans ce métier, c’est mauvais signe. La solution serait peut-être de faire comme pour « Qui veut gagner des millions ? »
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Pensez-vous toujours que le plus con à l’antenne, c’est Cauet ?
Je ne suis pas fâché avec lui parce qu’il aurait fallu qu’on soit amis avant. Je ne le connais pas, mais je sais juste qu’il a dit quelque chose d’inadmissible pour moi. Je suis né au Maroc, je suis français, je suis juif, j’ai trois cultures. Je suis très attaché à ma religion. Il a dit quelque chose sur ces trois cultures que j’ai trouvé inadmissible. Comme j’ai trouvé inadmissibles les propos de Dieudonné et j’ai été le premier à interdire qu’il vienne dans mes émissions, moi qui l’ai découvert en 1991.
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En regardant votre emission-jeu sur TF 1 (NDLR : « A prendre ou a laisser »), je trouve que vous allez trop loin avec les femmes…
Je n’ai pas le souvenir qu’une seule candidate m’ait reproché de lui avoir massé un peu les épaules. Je vais vous dire la vérité : 80 % des participants à ces émissions ont vraiment besoin de gagner de l’argent. Pour eux, ça devient presque vital. Ce qu’on ne voit pas à la télé, c’est que, lorsque ces candidates arrivent, elles tremblent. Parfois, certaines font un malaise. Lorsque je m’approche, je leur tape dans le dos pour les aider à se relever, à respirer. Et parfois aussi, ces filles sont jolies. Je les console. Ce jeu est diffusé dans quarante pays, et le seul où les candidates pleurent, c’est en France. Moi aussi, ça marrive de pleurer, mais c’est coupé au montage.
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Vous êtes en pleine crise de la quarantaine ?
Nous, les mecs, on veut soit changer de femme, soit changer de métier. On se dit : « Qu’est-ce que j’aimerais faire pour la deuxième moitié de ma vie ? »Moi, j’ai commencé à travailler à 16 ans, je livrais du tissu dans le quartier du Sentier. Après, j’ai été garçon de café pour payer la chambre de bonne que je partageais avec mes potes. J’ai eu une deuxième vie : la radio, la télé. Je me suis dit : « Est-ce que tu as envie de faire comme Michel Drucker ou Jacques Martin, et passer toute ta vie devant les caméras ? » Non, j’avais envie d’essayer autre chose. C’est le luxe suprême de pouvoir vivre de nouvelles aventures. On a de l’électricité dans le corps. (…)
